La campagne est gelée jusqu'au 15 février

Certains le savent déjà, j’ai rencontré de sérieuses difficultés concernant le local de la rue Barthou pour y installer l’Imprudence. Normes très contraignantes et surtout nécessitant un investissement beaucoup trop lourd financièrement. En fait, sans trop rentrer les détails, la surface de plus de 100 m² fait basculer le projet dans une catégorie supérieure en termes de sécurité et d’accessibilité. Et les locaux de la rue Barthou n’ayant aucune sortie à l’arrière, les contraintes se transforment en impossibilités. De plus, les copropriétaires de l’immeuble voyaient ce projet comme source de nuisances pour leur tranquillité et la cohabitation n’aurait pas été sereine…

 

Les contributeurs ont donc reçu un mail de Bulb in Town les informant que la campagne de financement participatif est gelée jusqu’au 15 février. Ils ont alors deux choix : soit  demander le remboursement de leur contribution, soit accepter de patienter jusqu’à une éventuelle reprise de cette campagne. Et pour l'instant, ceux qui m'ont répondu ont décidé de maintenir leur engagement. Encore une fois voilà des gestes qui vont droit au coeur et qui me motivent pour la suite... 

 

Car l’Imprudence n’est pas morte ! Une opportunité de local, dont la destination correspond au projet et serait mieux située, vient de surgir. Je ne peux en dire plus pour l’instant, puisque rien n’est encore fait ; mais j’ai de solides espoirs dans le fait que les tractations pour prendre ce local aboutissent en début d’année. 

 

 

Voilà, je tenais à ce que tout soit clair et limpide. Encore une fois, je remercie tous ceux qui m'ont aidé d'une manière ou d'une autre de m’avoir fait confiance. Dans les semaines qui vont venir je vous tiendrez informé des suites, en espérant qu’elles soient positives ! En attendant, il est toujours possibile (et utile) de répondre au questionnaire de l'étude de marché (voir dans la colonne ci-contre). Merci

 

To be continued ! 


Comment participer au financement ?

Au détour d’une conversation, on m’a fait remarquer très utilement que plusieurs personnes peu habituées au numérique, ou ne connaissant pas le principe du crowdfunding étaient partantes pour soutenir le projet, mais butaient sur la marche à suivre.Donc tout d’abord il faut se rendre sur le site de l’Imprudence : www.limprudence.fr mais vous y êtes peut-être déjà. Dans ce cas, vous avez à droite de ce texte, au début de la colonne, le lien pour aller vers Bulb in Town. Vous pouvez aussi passez par l’onglet « Crowfunding » qui se trouve dans le menu de ce site situé en haut de page.

 

 

Qu’est-ce que Bulb in Town ? C’est une plate-forme de financement participatif en ligne au travers de laquelle les futurs clients des établissements en création peuvent directement financer les projets qui leur tiennent à cœur. Il existe plusieurs plateformes de financement participatif. Pour le projet de l’Imprudence, j’ai choisi Bulb in Town pour plusieurs raisons :

 

-          C’est le site devenu de référence pour des projets à dimension locale (à titre d’exemple, la Pulpéria de Ste Croix et Fit ol’dance ont été en partie financé via ce site).

 

-          Ce qui justifie l’ancrage local c’est le partenariat qui existe entre Bulb in Town et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pau. Quand vous allez sur la site de la CCI, vous trouverez également un lien vers Bulb in Town. De plus, sur la page projet sur Bulb in Town, vous trouverez l’indication « la CCI de Pau soutient ce projet ».

 

-          Bulb in Town existe depuis maintenant 4 ans et a déjà reçu 2 distinctions : lauréat de la Bourse de l’Innovation à Paris en décembre 2012, et une des « 100 startups où investir en 2013 » selon le magazine Challenges.

 

-          Bulb in Town propose un accompagnement aux porteurs de projets.

 

-          Il y a toujours, peu importe le sujet, une page Wikipedia. Le lien sur celle évoquant Bulb in Town.

 

En suivant le lien qui se trouve sur le site de l’Imprudence, vous tombez directement sur le projet. Si vous allez sur Bulb in Town sans passer par le lien, il vous suffira de cliquer sur la case « voir un projet », et de taper Oloron dans « localisation ». Vous trouverez le lien vers l’Imprudence dans la page suivante. C’est très facile d’accès.

 

Une fois que vous y êtes, comment faire ? Sur la page, il y a la présentation du projet, mais à droite une colonne avec différentes propositions de dons allant de 10 à 100 euros. Chacun de ces choix vous donne accès à une contrepartie que vous pouvez choisir en cliquant dessus. En le faisant, il va vous être demandé de créer un compte (cela servira par la suite pour avoir vos coordonnées pour fournir les contreparties). Si vous ne souhaitez pas de contrepartie mais souhaitez participer tout de même ; dans la page du projet, au lieu de choisir un onglet, cliquez sur la case «support» en début de colonne, ce qui vous fera accéder à la page des contreparties, mais avec la possibilité de choisir un don simple.  

 

 

Voilà ! Vous n’avez plus d’excuses pour ne pas soutenir ce beau projet ;) D’autant que si le projet n’atteint pas les 100% de son objectif, le montant de votre contribution vous est remboursé, mais vous ne profitez malheureusement pas de la contrepartie que vous aviez choisie. Et si par la suite le projet n’aboutissait pas pour des raisons indépendantes de ma volonté, je m’engage moi-même à rembourser chacun et chacune aussitôt. En participant, vous entrez dans une relation solidaire basée sur la confiance. C’est aussi ce qui me plait dans le financement participatif… 


Concurrence ?

A l’occasion du projet de création de l’Imprudence, dans le contexte de la reprise très récente d’une librairie oloronaise, il semble qu’aux yeux de certains ces deux projets se percutent (en fait c’est surtout le mien qui viendrait percuter…). Une librairie de grande distribution, une librairie indépendante + un futur café-librairie (sans parler du numérique qui grignote des parts de la libraire physique), n’est-ce pas trop pour une petite ville comme Oloron ?

 

Le « gâteau » est-il si petit qu’il faille ne laisser vivre que l’existant ? Sans oublier le livre d’occasion, représenté précédemment par une petite librairie qui a cessé son activité ainsi que les bouquinistes présents sur le marché le vendredi matin. Et que dire de la médiathèque (concurrence déloyale ! Au bûcher !)?

 

Avant de parler des commerçants du livre, parlons des clients. Qui lit en France ? Pas assez de gens c’est sûr, mais concrètement ?

 

La Communauté de Communes du Piémont Oloronais représente 25 000 personnes. D’après différentes enquêtes (le livre est un secteur très étudié), 53% de la population achète des livres. Ce qui fait donc un potentiel de 13 250 clients potentiels tous réseaux confondus. Sur ses 13 500 personnes, 18,5% achèteront leurs livres via le net (au bûcher !) ; 19,5% en grande surface (ici, c’est Leclerc et Intermarché) ; 22% en grande surface culturelle spécialisée (Espace culture) et enfin, 22% en librairie. Le restant est éparpillé sur de petits points de vente dont le nombre de références est inférieur à 5000 (ce qui sera le cas de l’Imprudence). Le secteur de la librairie indépendante sur Oloron a donc un potentiel de 3000 clients.

 

Le nombre moyen de livres ainsi achetés en affinant avec les CSP et la démographie, tourne autour de 3 à 11 livres neufs par personne et par an ; sachant que la librairie indépendante bénéficie d’un coup de cœur de sa clientèle qui a le sentiment de faire un acte militant en faveur de la culture quand il achète dans un commerce de ce type. Et c’est à mon sens très juste de le penser ainsi. Sachant aussi que le libraire à des arguments que la grande distribution n’a pas forcément : accueil, conseil, vitrine animée, présence, identité, choix des références… Ce qui ne fera pas défaut à Oloron, j'en suis convaincu.

 

Vous savez qu’elle fut la meilleure vente en 2014 ? « Merci pour ce moment » de Valérie Trierweller (au bûcher !). Et la seconde ? « 50 nuances de grey » de E.L James (oui oui, cette daube qui rappelle le porno soft des soirées dominicales sur TF1 ou M6 il y a quelques années…). Chacun ses goûts, et il en faut pour tout le monde. Personnellement je n’ai rien contre un bon Musso ou un Stephen King. La production de livres en France ne cesse de grossir et selon le Syndicat National de l’Edition, 2015 fut une année de reprise positive après 5 années légèrement anxiogènes. Les clients ont donc le choix à la fois des genres et auteurs, et à la fois des échoppes qu’ils choisissent. Quant au marché du livre d’occasion (une bonne partie de mon activité livres à venir), il représente un marché en hausse, mais qui doit faire face à une très sérieuse concurrence du numérique pour une rentabilité beaucoup moindre.

 

Le « gâteau » peut-il être « partagé » alors ? 

Vu que chacun à sa spécificité (ou sa niche pour utiliser un langage d’économiste), on peut avancer que oui. C’est le rôle d’un libraire indépendant de fidéliser sa clientèle. C’est le rôle d’une surface culturelle de grande distribution de proposer des cartes clients. La démarche n’est pas différente, mais nous ne sommes pas sur les mêmes sensibilités, car il s’agit avant tout d’une question de culture et de sens. Sans compter que le lecteur, le « vrai », ne résistera jamais à entrer dans une librairie quelle qu’elle soit, tant il est addict au simple fait d’ouvrir un livre et d’en feuilleter les pages dans l’espoir d’y trouver son Graal mensuel. C’est le même qui fréquentera des bouquinistes ou des médiathèques (et sur Oloron nous en avons une assez bien achalandée) pour finir de compléter sa PAL (Pile A Lire). Conclusion ? Le client lecteur ne mange pas proprement sa part, il goûte le « gâteau » en y trempant sa cuillère un peu partout ! Et c’est tant mieux ! Soyons boulimiques !

 

Conclusion ?

C’est que le « gâteau » est largement suffisant en soi, ce qu’il faut c’est inviter plus de gens à y goûter. Autrement dit, plus il y aura de culture propagée sur notre territoire, par du livre, du cinéma, des rencontres, des débats, des spectacles, des animations diverses et variées ; plus le besoin de livres sera grand. A condition bien sûr, que ce média soit toujours enseigné comme support et source de savoirs. Ça c’est de la responsabilité des acteurs de l’éducation, à commencer par les parents. Ce n’est pas la « concurrence » qui peut tuer le livre, c’est le « non lecteur », lui-même assommé par la « culture » de masse. L’accès à la culture, diverse et variée, est donc essentielle, essentielle comme support d’accès au livre et aux libraires, mais surtout essentiel pour notre lien social et notre démocratie.

 

Alors maintenant, que pensez-vous de cette assertion sous forme de question : un café-culturel/café-librairie est-il un concurrent de la librairie indépendante et même de la librairie classique ? Est-il de trop sur Oloron ?... Si vous pensez que non, vous pouvez toujours m'aider à faire naître ce projet de l’Imprudence, qui a pour but de devenir complémentaire et facteur de croissance des autres pourvoyeurs de culture sur Oloron et ses environs ; au final, c'est une forme de cercle vertueux que chacun participe à créer.


Petit concert de soutien avec Kobé

C'était jeudi soir à La Maisonnette, avec Kobé et JMPC. Merci à eux pour ce moment de soutien et surtout ces bonnes compos' ! Et merci au Domaine de Cabarrouy pour le nectar... 



Le crowdfunding en cours

Je sors de cette zone en créant l'IMPRUDENCE...